A ceux qui veulent connaitre la suite... Demandez.

# Posté le mardi 26 mai 2009 09:23

Modifié le vendredi 10 juillet 2009 13:11

A quoi ça sert l'amour?

Tu sais, c'est bizarre avec lui. J'ai tellement de choses à te dire, à te raconter. Je ne suis pas sure d'y arriver, c'est assez indéscriptible. Il est pas commum tu vois. Et ce qu'il se passe quand il est là ne s'explique pas. J'peux pas te le décrire. Si tu veux je peux te parler d'instants. Je peux te parler de nuits à deux. Je peux te parler de sourires et de regards. Je peux te dire que le voir au reveil. Le voir qui me regarde, avec un petit sourire, avec les yeux qui brillent. Je peux te dire que c'est incroyable. Je peux te dire que les choses les plus banales du quotidien ne le sont plus quand il est là. Je pourrais t'expliquer qu'une après-midi en plein soleil est bien plus agréable lorque je le sens tout près de moi. Je peux te dire que le prendre dans mes bras, que le toucher, c'est essentiel. C'est quasiment vital. Oh ne me souris pas comme ça. Joues pas les indulgentes. Ou je m'arrête tout de suite. Et ne fais pas celle qui comprend pas. Parce que dans le fond, toi, tu es pareil avec ton bellâtre. N'essaie plus de me faire croire que seule sa belle-gueule t'interresse. Qu'est-ce que tu crois? Qu'on ne le remarque que chez les autres? Ton sourire béat, tes regards plein de tendresse, tes mots quand tu parles de lui, tes yeux brillent un peu plus encore quand tu parles de lui. Joues pas les étonnées, hoche pas la tête. C'est bon, oui t'es amoureuse. Et après? C'est sur, on est un peu plus à vif maintenant, c'est sur on prend plus de risques, on s'enflamme pour des détails et on a peur pour un rien. C'est sur, mainenant, on est totalement vulnérable. Mais qu'est-ce que tu veux que je te dises? Si pour déborder de bonheur il faut faire cette concession là, alors je n'hésite pas une seconde.

# Posté le mercredi 20 mai 2009 13:10

Il est comme ça lui. Il baisse les yeux quand on lui dit qu'il est beau. Il ne sourit jamais sur les photos lui. Parce qu'il n'aime pas se voir avec un sourire. Et pourtant vous savez, il a le plus beau sourire qui soit. Parce qu'il montre toutes ses dents et qu'il s'illumine tout entier quand il sourit.
J'ai du mal à ajouter d'autres choses. J'écris puis j'efface. Je reformule mais rien ne convient. Je ne réussis pas à bien parler de lui. Lui il faut le rencontrer c'est mieux. Il faut lui parler on comprend mieux. Il faut le voir sourire au lieu de me lire. Tout est mieux en vrai. Et puis, si vous le croisez quand je suis à côté, c'est bien aussi. Parce que vous entendrez comme je ris fort quand il est là. Et vous verrez surement, si vous êtes attentifs, au moins un peu, ma façon de le regarder. Et de me dire que oui, décidemment, il a un sourire à tomber par terre. Et tout le reste.

# Posté le lundi 18 mai 2009 13:22

Prendre l'avion à 6h du matin. Rester collée au hublot à regarder le ciel. J'étais entre deux couches de nuages ce matin. J'étais au-dessus d'une mer, ou d'une chaine de montagne, je ne sais pas, de coton. C'était beau. Moi, le ciel ça m'obsède, ça m'emeut. J'me suis dit ce matin, dans cet avion que la vie était belle. Que ma vie était belle. Et que j'allais peut-être m'en aller dans une petite ville. Ou l'aéroport est minuscule. Ou les toits des maisons sont en ardoise. A quelques kilomètres de la mer, et ou il pleut souvent. J'me suis dit que j'allais laisser tout ce que j'avais. Des personnes, des habitudes, des lieux, des souvenirs. Mais je vais continuer là-bas peut-être. Je ne vais pas reconstruire. Parce qu'il n'y a rien à détruire. Je vais juste délocaliser un peu. Mais je reviendrai sur mes pas de temps en temps. Ce sera dur. Ils me manqueront. Il me manquera. Bordel ce qu'il me manquera. Rien n'est jamais simple de toute façon. Mais après tout, tant mieux. Et puis l'essentiel dans le fond, c'est que moi je n'abandonne jamais rien. Et surtout pas lui. Alors voilà. Peut-être qu'en septembre, moi stéphanoise depuis plus de 18 piges, je deviendrai bretonne d'adoption. Dans une ville ou il pleut tout le temps, surtout en Mai on m'a dit. Mais il faut savoir ce que l'on veut non? Moi je sais. Alors j'y vais, j'avance, je me lance. C'est bourré de contraintes le chemin de toute façon. C'est comme ça, c'est la vie. Et j'vous l'ai dit, moi la mienne, elle me plait.

# Posté le mercredi 13 mai 2009 11:58

Modifié le vendredi 15 mai 2009 02:59

Il était là. Assis pas loin de moi. Parfait inconnu. Tu sais, dans ces moments là, les regards se croisent, s'évitent, se trouvent et se fuient. On rougit, on s'en veut, on se sent ridicule et on s'amuse. On espère, on attend, qu'il arrive, qu'il parle, qu'il dise :

"Je n'ai pas pu m'empêcher de venir te voir. ça ne te dérange pas que je te tutoies? Parce que sinon, moi tu sais, je m'accomode de tout. Je suis prêt à prendre le vous. Bon, me voilà, je suis là. J'ai l'air con. Tu sais, je suis le dernier des dragueurs. D'une je ne sais pas m'y prendre, je me sens bête et je m'embrouille, tu le constates bien d'ailleurs, et de toute façon, moi, je suis trop timide. Enfin voilà. Qu'est-ce qu'il m'a pris, je ne saurais pas vraiment te le dire. ce que je fous là, j'le sais pas vraiment. Quoi que, enfin si je sais. Je suis là parce que toi, enfin vous, tu es belle. Tu es très belle. Et tu me dévores du regard. Voilà pourquoi je suis là. Alors exeptez si en fait tu me regardais parce que j'ai une tache quelque part ou de la salade entre les dents, je vais peut-être m'assoir à côté de toi. Tu sais, tu m'intriguais de loin. Tu ne manges pas beaucoup. Ta fourchette racle l'assiette, mais tu ne pioches rien dedans. Tu sais, je rafole des haricots, alors si tu ne les veux pas, je te les échange contre ma pizza. Si tu prefères. Moi, ça ne me dérange pas. Et puis tu avais le regard dans le vide aussi. J'espère que tu vas bien. Vraiment, j'espère. Tu as eu un petit sourire gêné quand on s'est mutuellement regardé. Il est beau ton sourire. Et tu as pris un peu de couleur. Tes joues ont rosi. ça t'allait bien. Comme maintenant. C'est épuisant de parler comme ça, j'me sens tellement con. Raconte moi un peu à ton tour. Si tu veux...".


Mais il n'est pas venu. On sait bien de toute façon, ils ne viennent jamais. C'est comme ça. Mais c'était un bon moment. J'ai fini par me lever. Echanger un dernier regard. Il m'a sourit. Comme pour me dire "on aurait pu". Et puis je suis sortie.

# Posté le vendredi 08 mai 2009 06:46

Modifié le vendredi 08 mai 2009 08:09